Notre gestion responsable des résidus miniers et stériles

L’activité minière nécessite l’extraction, en plus du minerai, d’une part substantielle de roche stérile. Assurer une gestion responsable et sécuritaire de ces déchets miniers répond à un enjeu environnemental de première importance.

Sur chacun de ses sites, le groupe Eramet met en œuvre des techniques spécifiques. Mais tous partagent une même priorité : la garantie des meilleures conditions de sécurité. Chaque installation respecte scrupuleusement les pratiques internationales les plus élevées en la matière.

Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, l’extraction du nickel implique la manipulation d’un fort volume de stériles (c’est-à-dire de matériaux naturels sans valeur économique). Savoir stocker ces matériaux dans des ouvrages appropriés et les revégétaliser constitue un défi historique pour l’entreprise. Au fil des décennies, la SLN a donc mis au point diverses solutions pour limiter au maximum l’érosion, ainsi que l’impact sur l’écosystème et les paysages. A savoir principalement :

  • la création de verses à stériles

Par leur stabilité, ces ouvrages garantissent la sécurité à long terme des résidus stockés, même en cas de pluies cycloniques. En outre, les équipes de la SLN en assurent une surveillance continue et des spécialistes externes réalisent régulièrement des audits pour vérifier leur état. Exploités directement ou en sous-traitance, l’ensemble des verses à stériles respectent des modalités de construction et de dimensionnement identiques (rassemblées au sein d’un guide technique publié par la SLN, remis en jour en 2012).

  • la réalisation de verses au sein d’anciennes fosses minières

Construite quand l’opération est techniquement possible, celles-ci ont pour effet de réduire au minimum le défrichement et favorisent la réhabilitation des sites.

Gabon

Au Gabon, les volumes de stériles manipulés sont nettement moindres. La technique d’exploitation par ouverture/ fermeture successives de « casiers » permet de replacer en grande partie directement les stériles dans les « casiers » voisins déjà exploités. Là aussi, le but est de réduire au minimum le défrichement et favoriser la réhabilitation continue des sites.

Une autre problématique consiste à assurer le stockage des résidus constitués de fractions argileuses du minerai, obtenues par un procédé de séparation physique par lavage à l’eau, sans ajout de produits d’attaque chimiques. Pour ce faire, la filiale d’Eramet, Comilog, opère des digues à résidus. Toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité de ces ouvrages. En outre, chacune d’elle a la particularité d’avoir une taille limitée et de ne jamais être rehaussée : tous les 18 à 24 mois, un nouvel ouvrage est construit. Jusqu’à présent 11 stockages ont été construits, dont 10 qui sont en voie de fermeture et stabilisation pérenne.

Marietta

L’usine métallurgique de Marietta, aux États-Unis, dispose également d’une digue à résidus.  Y sont entreposés des résidus d’activités industrielles désormais arrêtées, mais encore opérés par Eramet. D’une hauteur de 35 mètres, le barrage en contient 4,3 millions m3. L’ouvrage est régulièrement contrôlé par l’Ohio Department of Natural Resources. Le dernier audit a été réalisé en 2018.

Sénégal

La problématique est différente au Sénégal, à l’usine de GCO : une très faible quantité de résidus est produite et ses caractéristiques autorisent leur retour en milieu naturel lors de la reconstitution de la dune.

Des résidus miniers non-dangereux

Point important : les résidus miniers produits dans les installations de concentration des minerais sur mine au Gabon ou sur les sites de Népoui et Tiébaghi en Nouvelle-Calédonie, sont chimiquement stables. Autrement dit, ce ne sont pas des déchets dangereux au sens des règlementations françaises.  Ce sont des sols naturels fins qui ont été séparés des minerais plus grossiers par procédés de lavage mécanique sans ajouts de produits chimiques d’attaque.

Il est à noter également que tous les efforts sont faits pour re-circuler l’eau de lavage lorsque c’est possible afin de minimiser les prélèvements et le rejet dans l’environnement.