Sénégal : de la maîtrise des impacts aux actions contributives

Depuis 2014, la filiale d’Eramet TiZir exploite, sur le site de Grande Côte Opérations (GCO), une concession minière de sables minéralisés. Un projet d’ampleur mené, avant même son lancement, en lien étroit avec les communautés.

En amont : la maîtrise des impacts sur les communautés

Sur la côte sénégalaise, la plus grande drague minière du monde opère au sein d’un bassin artificiel situé sur une bande dunaire de 106 km de long. La filiale d’Eramet y traite chaque année quelques 50 millions de tonnes de sable. A partir du concentré de minéraux lourds extraits, les équipes se chargent d’isoler différents minéraux titanifères : zircon, ilménite, rutile et leucoxène.

Du fait du caractère itinérant de l’exploitation de GCO, le déplacement d’habitations et la perte d’accès à des zones agricoles et pastorales constituent les principaux impacts de l’activité sur les communautés voisines.

L’équipe des relations sociales et communautaires ont ainsi accompagné la réinstallation de près de 920 personnes rattachées aux villages de Diogo et Foth en 2016 et 2019. Ce chantier a été piloté par la Commission de Réinstallation, présidée par le préfet et des représentants des personnes affectées. Dans ce cadre, les communautés ont été étroitement associées au processus de définition des modalités du recasement (sélection du site, configuration du nouveau village, de ses habitations et infrastructures communes etc.). Des terres agricoles de remplacement ont été mises à disposition des habitants et un parcours de bétail a été aménagé aux alentours des villages.

La réinstallation dans les villages

Dans ces nouveaux villages, les familles disposent de maisons de trois pièces minimum avec accès à l’eau et un éclairage solaire. Chaque localité compte une école, une mosquée, un château d’eau et un système de gestion des ordures ménagères. Selon un audit réalisé en 2014 ainsi que des consultations menées en 2016, les communautés font état, dans l’ensemble, de leur satisfaction concernant le processus de réinstallation.

Pour l'ensemble des personnes dont les terres ont été affectées, les équipes Eramet ont veillé à assurer le rétablissement, voire l’amélioration de leur capacité à gagner un revenu. Un effort soutenu notamment par :

  • l’organisation de Groupements d’Intérêt Économique (GIE), accompagnées par des formations en gestion et techniques agricoles,
  • l’accès à la Mutuelle de Services Communautaires, qui dispense des prêts à taux faibles pour l’achat d’intrants.

Mécanisme de gestion des plaintes

Les populations disposent de plusieurs canaux d’accès :
• Directement auprès de GCO : au bureau du département social et communautaire du camp de vie, auprès d’agents de passage dans les villages, ou par téléphone.
• Par l’intermédiaire de la Commission de Suivi et d’Alerte (CSA) mise en place sous la houlette du préfet.

Le dialogue avec les communautés

GCO a mis en place un contact continu et constant avec les communautés locales, par le biais notamment de ses nombreux agents de terrains et relais locaux ayant une très bonne connaissance du tissu social local.

Le dialogue est également structuré autour de commissions multipartites mises en place de manière pérenne – chacune d’entre elle étant dédiée à un sujet spécifique d’intérêt local (Commission de la réinstallation, Commission de l’emploi local, Commissions d’identification des programmes communautaires etc.). Toutes ces commissions comprennent des représentants des communautés, un représentant de l’État, des représentants des élus, et des représentants de GCO. Elles permettent d’assurer un partage homogène de l’information aux différents acteurs, ainsi que la participation des communautés et de leurs représentants aux processus de prise de décision sur ces sujets.

La contribution au développement des communautés

Eramet contribue activement à l’activité économique de la région, par le biais de la création d’emplois et la réalisation d’achats locaux. GCO transmet toute offre de recrutement à la Commission de pré-sélection de l’emploi local, qui se charge à son tour de fournir une liste de candidats locaux, examinés ensuite par GCO selon une procédure transparente. Par ailleurs, GCO a contribué à la création d’environ 10 Groupements d’intérêt Economique locaux, ayant bénéficié de formations et réalisant des prestations pour l’entreprise (participation aux actions de réhabilitation environnementale notamment). Des contrats sont également signés avec des entreprises locales, avec par exemple un contrat d’approvisionnement de fruits et légumes produits par les communautés pour le camp de vie de Diogo.

Considéré comme prioritaire, le soutien à l’éducation a fait l’objet, dans le cadre du Programme Social Minier, de nombreuses initiatives :

  • construction et équipement de la Case des Tout-petits à Diogo, qui reçoit chaque année plus de 60 enfants
  • construction et équipement de 6 salles de classe, d’un bloc administratif et d’un terrain de sport polyvalent au collège de Ndjiligne
  • construction et équipement de 2 nouvelles écoles primaires à Ngouye Bèye et Thiare

De même, GCO contribue activement à l’amélioration de l’accès à la santé, avec la dotation d’une ambulance médicalisée, de lits et d’équipements médicaux ou encore l’approvisionnement en eau potable.

  • 200 millions de francs CFA (400 KUSD) par année de production : c’est la somme que GCO s’engage à consacrer aux actions contributives du Programme Social Minier, qui fait l’objet d’un accord dans la Convention Minière entre GCO et le Gouvernement du Sénégal.