Projet Lithium : un nouveau territoire de développement

Initiée dès 2010, l’exploitation du gisement de lithium situé près de Salta, en Argentine, nous permettra de devenir un acteur majeur du secteur. Et de répondre ainsi à notre ambition de placer la transition énergétique au cœur de notre activité.

Objectif 2021

Sans lithium, impossible de concevoir des batteries rechargeables Li-on. Indispensable pour la fabrication des smartphones comme des voitures électriques, le métal est dès à présent très recherché – et le sera encore davantage dans les décennies à venir.  Ce constat a conduit naturellement Eramet à investir dans l’exploitation du lithium. Deux ans d’exploration minière ont été nécessaires avant que nos équipes ne repèrent en 2012 le « salar » (désert de sel) de Centenario-Ratones, une zone de la cordillère des Andes au nord-ouest de l’Argentine. Après obtention de la concession et des droits miniers en 2014, le permis d’exploitation a été accordé en 2019 à la suite de l’approbation de l’Étude d’impact environnemental et sociétal. Ces avancées sont le résultat du travail réalisé sur place par nos deux équipes :

  • A Salta, notre filiale Eramine Sudamerica, qui rassemble une quarantaine de salariés (géologues, chimistes, ingénieurs, RH, responsables de la sécurité…) en charge notamment de la réalisation des forages pilotes et de la mise en route du projet.
  • A Buenos Aires, les équipes Eramet, qui s'occupent en particulier de préparer les appels d’offres technologiques, avec la participation de divers spécialistes de l’ingénierie, de l’approvisionnement et de la construction. 

 

  • 600 000 tonnes de carbonate de lithium équivalent (LCE) : estimation de la demande mondiale en lithium en 2025, soit 3 fois plus qu’en 2018.
  • 9 millions de tonnes de carbonate de lithium équivalent (LCE) : estimation des ressources totales du site

Un procédé d’extraction innovant

Plusieurs années d’essais en laboratoire et de pilotage en continu ont permis aux équipes d’Eramet Ideas de mettre au point un nouveau procédé de production de carbonate de lithium de qualité batterie. Distinct de la méthode conventionnelle (par évaporation), le procédé fonctionne en deux phases :

  • L'utilisation d'un solide actif pour extraire et concentrer le lithium. Développé par Eramet en lien avec IFP Énergies Nouvelles et Seprosys, celui-ci fonctionne sur le principe d’une éponge : il capture le lithium contenu dans la saumure. De l’eau douce permet ensuite de libérer le lithium emmagasiné. Pour concentrer davantage le métal obtenu, deux procédés successifs sont appliqués : la nanofiltration et l’osmose inverse.
  • La purification du lithium, puis la réaction avec du carbonate de sodium pour le valoriser en carbonate de lithium. A nouveau filtré et lavé, il atteint la qualité chimique du produit fini.

Procédé d'extraction du lithium

Un procédé performant

Le procédé d’extraction développé par Eramet atteint un rendement de 85% avec une durée de traitement de quelques jours. En comparaison, le procédé classique, par évaporation, propose un rendement de moins de 50% en dix-huit mois.

Tous les efforts ont par ailleurs été faits pour minimiser plus particulièrement la consommation d’eau douce du procédé, en augmentant au maximum le taux le recyclage de l’eau qui désormais atteint plus de 60%.

L’implication des populations locales

Le site du projet Lithium concerne une surface totale de 500 km2. Cette immense région désertique, située à plus de 3800 mètres d’altitude, est épisodiquement habitée par une quinzaine de personnes, les Puesteros. A 50 kilomètres de là, le premier village, Santa Rosa de Pastos Grandes, rassemble trois cents personnes. Dès les prémisses du projet, les équipes Eramet ont établi un dialogue poussé avec ces différentes communautés. Plusieurs membres de l’équipe RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise) sont présents en permanence sur le terrain pour s'occuper de projets de développement. 

Notre approche RSE volontaire se traduit par plusieurs initiatives concrètes :

  • Organisation de réunions trimestrielles avec les populations concernées pour les informer de l’avancement du projet, mais aussi comprendre – et répondre – à leurs éventuelles inquiétudes.
  • Mise en place d’un programme de formation d’observateurs environnementaux parmi les communautés, en collaboration avec l’UCASAL (Université Catholique de Salta)
  • Projet Quinoa : une initiative ambitieuse qui a relancé la culture de la céréale traditionnelle dans une région dans laquelle ce savoir-faire ancestral avait disparu. Plusieurs parcelles d’essai ont été développées dès le lancement du projet. Un centre de collecte des productions de quinoa a été construit, tandis que les producteurs vont se regrouper au sein d’une coopérative. Objectif : installer les machines nécessaires au nettoyage des grains pour accélérer la mise à disposition des productions sur le marché. Plus d’une centaine de personnes sont impliquées dans ce projet.
  • Projet de jardin organique communautaire, qui permettra aux familles vivant sur le futur site de production d’accéder à des produits de consommation frais ainsi qu’à des herbages pour leurs troupeaux. 
  • Projet de développement des services/fournisseurs/sous-traitants locaux : engagement de l’équipe RSE d’Eramine pour des programmes de formation, de développement et d’intégration de sous-traitance locale.

 

  • 700 personnes seront recrutées pour construire l’usine.
  • 300 opérateurs vont être formés, grâce à un Training center, intégré directement au site.